mardi 8 mai 2018

Blackwing, tome 1 : La marque du corbeau

Couverture Blackwing, tome 1 : La marque du corbeau
Auteur:  Ed McDonald
Editeur : Bragelonne
384 pages 

 

Sous son ciel brisé, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois des profondeurs. Au cœur de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées attendent leur heure…

Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes aguerri, il est chargé de retrouver une femme aux pouvoirs mystérieux, qui semble avoir mis au jour un inquiétant secret. Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…


Comme d'habitude avec Bragelonne, je craque facilement sur les couvertures ...

... et celle-ci est clairement une réussite ! C'est d'ailleurs ce qui a attiré mon regard en premier sur la plateforme Netgalley, que je remercie pour ce partenariat, ainsi que les éditions Bragelonne

Avec Blackwing, je suis, pour une fois, sortie de ma zone de confort. Ce livre et l'univers sont vraiment sombres, avec la Désolation et sa menace qui planent sur les villes frontalières, elles-mêmes plutôt décrites comme des lieux glauques, où la vie n'est guère plus facile que dans l'étendue désertique et peuplée de monstres qui s'étendent derrière. Durant toute ma lecture, j'ai eu des images de paysages désolés, gris, ternes, et sans vie. L'auteur a réussi à me faire voyager dans son imaginaire sans soucis, au cœur de la désolation et de Valengrad. 

Par contre, j'ai eu plus de mal à cerner le contexte, le passé, les histoires des personnages, parce qu'on a, au final, très peu d'informations. Celles qu'on a sont disséminées dans tout le roman, données au compte-goutte. J'ai donc eu un peu de mal à m'immerger dans l'histoire au début.

L'intrigue en elle-même m'a plu, même si j'ai déploré le manque d'informations là aussi. Heureusement, tout se révèle à la fin et on ne termine pas le livre sans comprendre le pourquoi du comment. C'est bien ficelé, je n'aurais pas pu deviner la fin, même si elle pourra paraître trop facile pour certains.

J'ai apprécié de suivre Ryhalt dans ses pérégrinations, son combat pour rembourser ses dettes, son passé qui revient se rappeler à lui au mauvais moment, et sa force pour faire face à des événements qui le dépasse, au cœur des machinations politiques et divines. On est loin du personnage classique en fantasy, jeune homme/femme en quête de lui/elle-même et qui a tout à apprendre. C'est un changement agréable.

Malgré tout, je ne pense pas que je lirais ce genre de fantasy tous les jours, ça reste trop sombre pour moi. Mais une fois de temps en temps, pourquoi pas. La fin de Blackwing nous laisse sur une note d'espoir et une suite qui pourrait s'avérer aussi sympa que ce premier tome.


En bref, une lecture sympathique, je suis curieuse de lire la suite quand elle sortira.

  15 / 20  

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